Annexes de la famille Fournier

 

Eugène Cailler 1886-1914, 2ème Zouave à Oran vers 1907, frère de Marie Cailler et oncle maternel de papy Guy

Son acte de décès "mort pour la France" fin 1914 à 28 ans au 33e RIC

Circonstances de la mort d'Eugène Cailler : Extrait du site www.chtimiste.com, "L'Offensive de la 4e armée en Champagne (20 déc. 1914 au 9 jan. 1915)". Le 28 décembre, le corps colonial, partant de la Main-de-Massiges, attaque les tranchées de la Verrue, au nord-ouest de la cote 191. La préparation d'artillerie, retardée par le mauvais temps, ne peut commencer qu'à 11h30 au lieu de 8h30, heure prévue. Elle est d'ailleurs insuffisante. Un bataillon du 8e et un bataillon du 33e colonial sortent de nos tranchées à 12h30. Le bataillon du 8e, pris sur son flanc gauche par le feu de mitrailleuses intactes, éprouve de lourdes pertes et ne peut avancer : le bataillon du 33e réussit à atteindre les tranchées ennemies et à y prendre pied; mais ayant subi, lui aussi, de grosses pertes, très en flèche par suite de l'échec de l'attaque du bataillon du 8e, il reçoit, à la tombée de la nuit, l'ordre d'évacuer la position conquise. La 4e brigade coloniale perdait dans cette affaire 1200 officiers et hommes hors de combat.

Autre grand frère de Marie Cailler, Henri Cailler 1890-1914

Acte de décès d'Henri Cailler, mort à 24 ans au 125e RI, 1 mois avant son frère Eugène

 

Circonstances de la mort d'Henri Cailler : Historique du 125e RI. La course à la mer - La Bataille des Flandres (18 octobre – fin 1914). Les bataillons débarquent le 22 octobre à Hazebrouck et Streezelle. Dans une marche de nuit, au milieu des campements anglais et hindous, le 125e traverse la frontière belge, s'installe à Dranoutre et à Locre. Le lendemain 23, le régiment, par Rheningelst et Dickebusch, parvient à Ypres vers 11 heures. L'ordre est donné, le soir, d'aller relever un régiment anglais très éprouvé au nord de Saint-Julien... Poëlkapelle... Le 24 octobre, au soir, une attaque est lancée sur Paschendaele, mais le mouvement ne réussit pas. Le 26, le colonel reçoit le commandement des secteurs du 66e et 125e formant une brigade provisoire rattachée à la 7e division de cavalerie. Dans un assaut hardiment poussé, le 27, à la tombée du jour, les 3e et 2e bataillons réussissent une progression qui établit le régiment face au village Poëlkapelle. Le 1er bataillon parvient, le 29, à s'établir au même niveau. Après une attaque infructueuse, le 4 novembre; l'ennemi remonte à l'assaut plusieurs fois dans la journée du 7. Il aborde en quelques endroits nos tranchées, où une lutte à la baïonnette, au revolver et au couteau nous laisse maîtres du terrain. Grande préparation d'artillerie dans la journée du 9 novembre, et, le 10, au milieu de la nuit, l'ennemi sort de ses tranchées. Grâce à l'obscurité profonde, une compagnie allemande réussit à s'infiltrer entre le 2e et le 1er bataillon : elle s’établit entre nos premières et secondes tranchées abandonnées. Les 7e et 8e compagnies, en première ligne, se trouvent alors complètement isolées et privées de toute communication extérieure. Par ailleurs, le colonel, qui a demandé le renfort d'un bataillon de chasseurs cyclistes et le soutien d'un groupe de cuirassiers mitrailleurs, donne l'ordre aux compagnies de réserve d'encercler totalement l'ennemi. Ce mouvement est, achevé le 13 novembre, et la reddition de la compagnie allemande est obtenue. Relevé dans la nuit du 19 au 20, le régiment reçoit immédiatement la récompense de ses merveilleux efforts : une lettre de la municipalité de Nancy, félicitant et remerciant la 34e brigade pour sa brillante défense devant Reméréville, est communiquée aux hommes; nous obtenons aussi les deux citations suivantes : 7e Division de Cavalerie. Ordre n° 34. 14 novembre 1914 «Au moment où les 125e et 66e d'infanterie vont quitter les tranchées de Poëlcapelle pour prendre un repos bien gagné, le général commandant la 7e division de cavalerie, qui a eu le grand honneur de les avoir sous ses ordres, tient à exprimer à leurs chefs, le colonel DESCHAMPS et le commandant de VILLANTROYS, son admiration et celle de toute sa division pour la vaillance et l'abnégation héroïques dont ces régiments ont fait preuve». «Constamment victorieux d'un ennemi constamment renouvelé, ils ont repoussé toutes les attaques en infligeant à l'ennemi d'énormes pertes, malgré la fatigue épuisante de trois semaines de séjour dans la tranchée, marquées de combats de jour et de nuit». « Le 125e et le 66e laissent à la 7e division de cavalerie un magnifique exemple qui ne sera jamais oublié». Au P. C., le 14 novembre. Signé : ELY d'OISEL.

Léopold Fournier 1891-1916, petit frère de Julien et grand frère d'Irma

Son acte de décès caporal au 66e RI, en 1916 à 25 ans

 

Circonstances de la mort de Léopold Fournier : Bataille de Verdun. Extrait de l'historique du 66e RI : Enfin, dans un paysage d’arbres déchiquetés et de terres bouleversées, le 66e relève, le 23 avril, jour de Pâques, le 2e et 4e bataillons de chasseurs sur la cote 304. Depuis des semaines, l’ennemi fait déferler ses vagues d’assaut contre cette position et l’écrase de ses obus. C’est sur ce coin de terre que se porte son effort. Il y faut une garnison résolue, capable de se faire tuer sur place : C’est nous que l’on a choisis … Bois Camard, Bois Carré, que nous occupons, le Mort Homme, Cumières, bois des Corbeaux, que nous voyons dans le lointain, autant de noms à jamais célèbres et qui, pour nous, évoquent le grand cauchemar. Pendant des jours et des nuits dont on compte les heures, il faut rester là, dans un trou d’obus ou une ébauche de tranchée, secoué par l’écrasement terrible des obus. La morne cote est un purgatoire des braves… Les sections fondent sous le martèlement, et entre deux explosions on compte les camarades et l’on pense : « lequel va tomber maintenant ? » Quelques abris, mal étayés, sont bondés de blessés et de munitions. Combien ces collines meusiennes ont vu de sacrifices ! Ils méritent tous d’avoir leur nom inscrit sur un Arc de Triomphe immortel, ces soldats de la 304, du plus brillant officier à l’homme de corvée le plus humble qui, le soir, apporte la soupe à travers les tirs de barrage ! Le 5 mai, à l’aube, le bombardement s’amplifie. Cent vingt batteries sont braquées sur la Cote. Couverte de flammes des explosions, elle semble un brasier crépitant. Dans cet enfer du Dante, au milieu de l’âcre fumée, on vit sans penser. Dans le fond du trou d’obus où l’on est tapi, les mains crispées sur le fusil, on finit presque par désirer la mort. On préfère cent fois l’assaut sous le fouet invisible des mitrailleuses, à ce lent supplice. Pendant des heures qui semblent des siècles, le martèlement continue, implacable. Le « Soixante-six », crucifié sur ces pentes, agonise dans les trous d’obus. Les trois-quarts des fusils et des mitrailleuses sont broyés, les quelques abris sont défoncés, leurs occupants engloutis et l’on entend, à travers la terre, les cris de ces enterrés vivants. Enfin, un peu avant midi, des uniformes gris apparaissent. Ce sont des patrouilles ennemies qui essaient de s’infiltrer. Elles sont dispersées par quelques rafales de mitrailleuses, et le bombardement continue toujours intense. A quatre heures du soir, l’adversaire s’élance en vagues épaisses. Ila la certitude de ne trouver que des cadavres. Qui a pu résister à ce déluge d’acier de plus de 13 heures ? Mais les quelques survivants se sont levés, vivant symbole du cri « Debout les Morts ! » et, rageusement, ils font le coup de feu. Les rares mitrailleuses qui ont échappé à l’écrasement crépitent. La marée des assaillants s’éclaircit puis hésite devant ces ressucités. Quelques uns des nôtres, le visage noir de poudre, et sans commandement, contre-attaquent à de pioches ou de fusils brisés, capturant 20 prisonniers de 4 régiments différents. Ces êtres, surgis d’une antique épopée, luttant un contre dix, mettent l’agresseur en fuite. Le lendemain, étayés par des renforts du 32e et du 135e, nous subissons encore un bombardement intense. Le 8, les débris du régiment se rassemblent à Jubécourt. Nous ne reverrons plus nôtre aumônier, le P. RAYMOND, dont la soutane noire apparaissait partout où il y avait du danger à courrir et des douleurs à panser ; avec lui, les capitaines LASCAUX et RAOUL-DUVAL, l’aide major LEROY, les lieutenants CAILLE et DECOUSSE, sont tombés pour toujours. 19 officiers et 297 hommes sont tués ou blessés en ces deux semaines d’épreuve surhumaine. Nous nous sommes montrés dignes de la confiance accordée. La 304 est toujours française !

Le général commandant le 9e corps cite le régiment à l’ORDRE DU CORPS D’ARMEE : Le 66e d’infanterie, soumis pendant la période des 3 au 8 mai 1916 (bataille de Verdun) à une concentration de feux d'une violence inouë qui avait bouleversé ses positions et enterré, ou détruit, les deux tiers de ses fusils et de ses mitrailleuses, et attaqué à plusieurs reprises par des forces considérables, a pu, grâce à l’imdomptable énergie de son chef, le lieutenant-colonel PAILLE, répondre à l’acharnement de l’ennemi par une ténacité sans égale, lui barrant la route, le refoulant à plusieurs reprises par des charges héroïques à la baïonnette et lui faisant des prisonniers appartenant à quatre régiments différents Au Q.G., le 24 juillet 1916 Signé : Général PENTEL.

 

Julien Fournier vers 1909 au 6e Génie

Julien Fournier et ses compagnons d'arme, ci-dessous

 

André, Germaine, Guy et Henri Fournier vers 1926

 

Suzanne Fougère et Pierre Fournier vers les années 30

 

Germaine, Henry, Guy, André Fournier et leurs parents Julien et Marie vers 1932

Pierre Fournier, Suzanne Fougère et tante Irma (soeur de Julien) le 1er mai 1940

 

Henry Fournier, grand frère de Guy, vers 1937

Guy Fournier, vers 1939

 

Guy Fournier étudiant en Droit, année scolaire 1942-1943

 

 

Marie Cailler et Julien Fournier en février 1947

 

André et Marie Fournier, Guy et Suzanne Fournier, Henry et Raymonde Fournier, Germaine et Michel Bouchaud jeunes mariés vers 1946

 

les même un peu plus tard vers 1949

 

tante Irma Fournier et Suzanne avec peut-être Jean-François vers 1949

 

Julien Fournier vers 1969

 

Raymonde et Henry Fournier, Julien Fournier, Brigitte et ses filles, Suzanne Fournier et Marie Fournier vers 1981

 

carte géographique des lieux de vie des ancêtres de la famille Fournier en Deux-Sèvres

 

biographies famille Fournier

Accueil