Biographies de la famille Massias / Prade

 

 

Famille Massias

 

Arrières-grands-parents Massias de Suzanne Massias (ép. Fournier)

Zacharie Massias et (Marie) Célestine Feugnet

 

Zacharie Massias vers 57 ans

Célestine Feugnet vers 55 ans

Né le 28 mars 1846 à Corme-Ecluse (Charente-Maritime autrefois dite Charente-Inférieure) à La Grande Gorce. Fils de Frédéric Massias et Elisabeth Verger. 2e de 4 enfants. 3ème génération d'amoulangeur, "c'est à dire fabriquant de moulin à vent et à eaux. Et surtout il repiquait les meules de moulin en grès. Il partait la nuit rejoindre son fils Armand (qui lui aussi aurait pu être amoulangeur) à Brie sous Mortagne distance d'environs 20 km et tous les deux partaient chez leurs clients pour faire les travaux et le soir selon la distance ils couchaient dans la grange." (source : Marie Armentine Massias fille de Zacharie, transmis à son petit fils D Barbottin). Son grand-père se nommait Louis Mathias et le nom passe à Massias (prononcer Massiâ) en 1810 à la génération de son père Frédéric (ce dernier est né à Grézac, aux Brunets). Il se marie avec Célestine Feugnet en 1868 à 22 ans. Il savait signer, donc probablement écrire. Son père décède en 1882 à 66 ans, et sa mère en 1894 à 72 ans. Zacharie a eu 4 enfants. photo du couple années 1900

Née le 13 novembre 1848 à Sémussac (Charente-Maritime). Fille de François Feugnet (maçon, tailleur de pierre et cultivateur) et Suzanne Puiraveau. 3e de 9 enfants. Soeur d'un autre ancêtre, Jean Feugnet dit Louis, mort à Buenos Aires. Un autre frère, Louis, est mort à 21 ans à la guerre de 1870-71 perdue contre l'Allemagne. D'après son carnet militaire, il mesurait 1m65, était châtain au yeux gris, avait un front couvert, un nez long, une bouche grande, un menton rond et un visage allongé. Un autre frère, Célestin, était curé à Mérignas et à Bordeaux. Célestine s'est mariée avec Zacharie Massias le 23 novembre 1868 à Sémussac à 20 ans. Elle savait écrire. Elle est décédée en 1905 à 57 ans. 4 enfants : Louis né le 24 décembre 1869, Armand (Anthelme) le 24 février 1872, Marie Armantine dit Angela 1876 et Marie Augustine 1882.

 

Arrières-grands-parents Ménard de Suzanne Massias (ép. Fournier)

Edouard Ménard et Zélima Gougnon (Zélina)

 

 

Edouard Ménard

Zélina Gougnon vers 80 ans

Né le 27 février 1838 à Gémozac (Charente-Maritime), à Chadeniers. Fils unique de Jean-Jérôme Ménard maréchal-ferrant, forgeron et Ursule Violleau. Forgeron d'au moins la 4e génération, à Chadeniers (Gémozac). Son grand-père s'appelait Pierre Mesnard, puis le nom est passé à Ménard. La famille du côté de son père est originaire de Saint-André-de-Lidon, et du côté de sa mère de Saint-Saturnin-de-Séchaud, aujourd'hui Port d'Envaux, port important de la Charente entre Saintes et Rochefort, où son grand-père charpentier tenait une auberge. Sa mère était employée dans une maison de Chadeniers. Edouard se marie avec Zélina Gougnon en 1866 à 27 ans. Ils ont 4 enfants. Sa mère décède en 1883 à 75 ans et son père en 1895 à 85 ans.

Née le 22 octobre 1843 à Corme-Ecluse (Charente-Maritime), au lieu-dit chez Nozelet. Fille de Thomas Gougnon cultivateur et Suzanne Labbé. Seconde de 2 enfants. Zélina se marie avec Edouard Ménard le 30 janvier 1866 à 22 ans à Corme-Ecluse. Son grand-père maternel était cordonnier à Médis. 4 enfants nés à Gémozac : Dalie 1867, Marie-Blanche 1869, Marie (Médélie) le 20 juin 1872 et Raymond (dit Jésus à cause de sa barbe) 1876. Marie-Blanche partira travailler dans une famille riche au Guatemala où elle mourra sans descendance. photo de famille et portrait de Zélina

 

Grands-parents Massias de Suzanne Massias

Armand (Anthelme) Massias et Marie (Médélie) Ménard

 

Armand Massias 43 ans

46 ans

Marie Ménard vers 13 ans

46 ans

Né le 24 février 1872 à Corme-Ecluse (Charente-Maritime). Fils de Zacharie Massias (amoulangeur = charpentier de moulins) et de Célestine Feugnet. Aîné de 4 enfants. Châtain aux yeux gris-bleu, il mesurait 1m66. Il part faire son service militaire le 11 novembre 1893 au 49e RI à 21 ans et ce pendant 3 ans. Il se marie en 1899 avec Marie Ménard à Corme-Ecluse à 27 ans. Charpentier mécanicien, réparateur de machines agricoles à Brie-sous-Mortagne au bourg où il habite à partir du 19 mars 1899 (chez Mr Thiraud). Il vendait du matériel, était dépositaire de machines à coudre, vélos, matériel de chasse, matériel pour chevaux. Il possédait les catalogues de "Manufrance" (manufacture française d'armes & cycles de St-Etienne) dont mamy Suzanne possède encore un exemplaire de 536 pages de 1952. Il était propriétaire à Brie-sous-Mortagne d'un lopin de vignes où il faisait aussi pousser des asperges dans la terre sableuse entre les pieds de vigne. Armand repart 2 périodes d'1 mois d'exercice à l'armée, en mars 1900 (à 28 ans) et en mars 1903 (à 31 ans), ainsi qu'une semaine en décembre 1909 (à 37 ans). Il fît la guerre de 1914 à 1917 à 43 ans dans le génie dans les chemins de fer. Mamy Suzanne possède plusieurs cartes postales de lui de cette époque qu'il envoyait à ses enfants. Voici leur restranscription. Il avait du caractère et était fâché avec sa belle-fille mamette quand mamy Suzanne était enfant. Il était également fâché avec son fils Pierre (radio à Air France) qui vivait en concubinage non marié avec une française à Alger. Il décède le 11 octobre 1936 à Brie-sous-Mortagne, à l'âge de 64 ans, d'une congestion cérébrale. 3 fils. portrait

Née le 20 juin 1872 à Gémozac (Charente-Maritime). Fille d'Edouard Ménard (forgeron) et de Zélina Gougnon. 3ème de 4 enfants. Elle a appris son métier de couturière chez une grande couturière de Gémozac, Mme Dimon : voir photo. Sa soeur Marie-Blanche émigra comme gouvernante dans une riche famille au Guatemala (elle a pu être institutrice). Son frère cadet Raymond était surnommé Jésus à cause de sa barbe. Il a fait la guerre de 14 et a été réformé en 17 pour troubles gastriques persistants. Il était châtain aux yeux gris, avait un nez gros, un menton à fossette et mesurait 1m77. Marie se marie avec Armand Massias le 15 mai 1899 à Corme-Ecluse à 26 ans. Son fils Guy naît le 15 février 1900, tout juste 9 mois après. La famille participait tous les ans le 2 août au pélerinage de Corme-Ecluse, d'où est originaire Marie, en faisant toute la route en voiture à âne, et en passant par Grézac. Après la mort de son mari à Brie-sous-Mortagne en 1936, elle a loué une petite maison à Pons près de chez son fils Roger et sa femme. Roger avait un grand potager près de la rivière. Il possédait un garage et une entreprise d'une dizaine de cars et de chauffeurs, les cars Massias. Mamy Suzanne est allée la soigner d'une broncho-pneumonie en hiver quand elle avait 20 ans. En hiver, sa pauvre retraite ne lui permettant pas d'acheter du charbon pour se chauffer, elle passait l'hiver chez les Prade à Royan. Lors du bombardement de Royan le 5 janvier 1945, c'est elle qui accueillit les Prade réfugiés, véhiculés par Roger Massias en camionnette. Puis elle "naviguait" entre Pons et Cognac chez ses enfants. Elle ne restait jamais sans rien faire, elle brodait des draps. Enfin, on la plaça dans une petite maison de retraite à Grézac, aux Brunets, où Odile avait des leçons de piano (chez Mme Bouquet). Elle mourut le 10 juin 1964 à presque 92 ans, de vieillesse. Enterrée à Brie-sous-Mortagne. 3 enfants : Guy le 15 février 1900, Roger 1902 et Pierre 1905. photo de famille et portaits de Roger et Pierre

 

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Famille Prade

 

Arrières-grands-parents Prade de Suzanne Massias (ép. Fournier)

Pierre Prade et Joséphine Chérie (dite Juliette) Millié

 

Pierre Prade à 66 ans

Joséphine Chérie (dite Juliette) Millié à 63 ans

Né le 20 octobre 1844 à Champniers (Charente, au nord d'Angoulême). Fils de Jean Prade appelé indifférement Laprade (cultivateur et garde des eaux) et Marguerite Martin. Il y a une commune Laprade au sud du département. Aîné de 6 enfants, dont les 2 dernières soeurs nées en Algérie. L'une d'elle est morte en bas âge (1 an). Catholique. Son frère cadet Martin avait les cheveux et yeux noirs, et mesurait 1m68. Il habita dans son enfance à Champniers, Angoulême et Magnac sur Touvre. A la suite de son oncle Jean (le frère aîné de son père), les parents de Pierre partent habiter à Mascara, en Algérie, vers 1857, où Pierre passera son adolescence et apprendra le métier de ferblantier (plombier). Il émigre en Charente-Maritime à Royan où il exercera sa profession. Début 1871 lors de la naissance de son fils illégitime Hyppolite qu'il a eu avec Joséphine Millié (qui est protestante alors que lui catholique), Jean est dans l'armée à Royan en tant que mobile. Ils se marient en 1872 à Royan, lui a 27 ans. Leurs témoins de mariage sont des marins, comme les frères de Joséphine. 2 soeurs de Pierre et 1 frère sont morts peu après leurs mariages respectifs en Algérie et sans descendance connue. 1 seul frère, Jean, a eu lui aussi des descendants, dont une fille qui s'est mariée avec le propre fils de Pierre, Hyppolite ! Le 28 août 1875, le premier train arrive en gare de Royan. Pierre crée sa propre boutique de ferblantier dans les années 1880 et participe à l'installation des tuyauteries des salle-de-bain des premiers hôtels de Royan, lors de l'essor du tourisme des bains de mer. Son père meurt en 1885 en et sa mère en 1897, tous deux en Algérie. Pierre et Joséphine habitèrent 29 rue Rochefort (facture de 1902) et 10 rue du Hâ (facture de 1910). Pierre décède le 5 décembre 1914 à l'âge de 70 ans. 3 fils , élevés dans la religion réformée. Descendance des Prade d'Algérie

Née le 14 juillet 1847 à Royan. Fille d'Hyppolite Millié (catholique) et de Marguerite Lécurou (protestante). Protestante. Dernière de 8 enfants. Ses frères étaient marins au port de Royan. Elle était connu pour son fort caractère. Elle accouche de son premier fils, illégitime, en 1871 chez ses parents, rue de Rochefort à Royan. Elle se marie le 18 juin 1872 à 24 ans avec Pierre Prade qui est catholique (soit enceinte de 5 mois de leur deuxième enfant). Son père meurt en 1884 à 78 ans. Elle perd son fils cadet Georges en 1906, il avait 30 ans. Elle décède le 15 janvier 1924 à 76 ans. 3 fils : Hyppolite 1871, Jean (Pierre) le 2 octobre 1872 et Georges 1876. Et une fille ? (ou la compagne de Georges, mort à 30 ans ?) photo de famille en 1910

 

Arrières-grands-parents Feugnet de Suzanne Massias (ép. Fournier)

Jean Feugnet (dit Louis) et Laétitia Marie Avrillaud (les Argentins)

 

Jean Feugnet (dit Louis)

Laétitia Avrillaud

Né le 2 juin 1851 à Semussac (Charente-Maritime). Fils de François Feugnet (maçon, tailleur de pierre et cultivateur) et Suzanne Puiraveau. 5ème de 9 enfants. Son père est maçon, tailleur de pierre et cultivateur, son grand-père charpentier de haute oeuvre et cultivateur. Son frère Louis (mort à la guerre de 1870-71) était châtain aux yeux gris. Frère de Célestine Feugnet, tous deux sont donc arrières-grands-parents de mamy Suzanne. Son frère Louis est mort à 21 ans à la guerre de 1870-71. Il avait un autre frère curé à Mérignas et à Bordeaux, Célestin. Il se marie en 1877 à Laétitia Avrillaud. Ils habitaient à Royan, rue des Sables. Il avait la réputation de passer un peu trop de temps au café, à jouer aux cartes : probablement manille ou coinchée. Vers 1888, il part avec sa femme et ses 3 enfants en bateau à Buenos Aires, en Argentine. Il va rejoindre son beau-frère Henri Avrillaud et travailler avec lui comme menuisier charpentier. En oct 1888, Henri avait 19 ans et vivait 331 Calle Venezuela, quartier San Martin à Buenos Aires. Jean avait, lui, 37 ans. Probablement habitaient-ils ensemble. Vers 1889, Henri rejoint la France tous frais payés par l'Armée pour accomplir son service militaire. Il travaillera ensuite au Casino de Royan. Vers 1889-90, à l'âge de 38 ans, Jean meurt prématurément (tiphoïde ?). Son fils en bas âge meurt de la tiphoïde et sa femme, gravement malade, ramène ses deux jeunes filles en France. Son père lui survit et meurt en 1900 à 78 ans.

Née le 30 juin 1855 à Meschers (Charente-Maritime). Fille de Pierre Avrilleau, au moins le 3e d'une lignée de maçons à Meschers, et de Mélanie Barilleau. 2e de 6 enfants. Son frère cadet Henri avait les yeux clairs (voir photo). Son grand-père maternel, François Barillaud, était brigadier des douanes. Originaire de St Bonnet sur Gironde, il avait une soeur jumelle. Il fut d'abord cordonnier à St Thomas de Cônac et à Talmont. Puis il devint préposé aux douanes à Talmont, à Meschers et à Saint Estèphe (en Gironde). Il est décédé en 1853 à St Fort à 55 ans, 2 ans avant la naissance de Laétitia. Sa femme, la grand-mère de Laétitia, meurt en 1862 à St Fort à 62 ans (lieu-dit Larit). Voir l'arbre généalogique de Laétitia Avrillaud. Vers 1860, Laétitia a 5 ans et déménage avec sa famille à Royan aux Tannes. En 1871 ses parents achètent un terrain 400 F à Mr Jean Rivaud et construisent une maison (135 rue de Rochefort). La maison avait une façade sur la rue côté Nord, un étage, un passage non couvert sur le côté Est, d'une cour avec un puits et des bâtiments à côté et à la suite de cette cour. Laétitia se marie le 18 juin 1877 à Royan avec Jean Feugnet. Ils habitaient rue des Sables. En 1882, ses parents hypothèquent leur maison à Gustave Morineau (brigadier à La Rochelle) pour 2000 F avec un taux de 5% par an. Vers 1888, à 33 ans, elle part en bateau avec son mari et ses 3 jeunes enfants vivre à Buenos Aires, à l'invitation de son jeune frère Henri. Le voyage à bord d'un paquebot des Messageries Maritimes au départ de Bordeaux dure 3 semaines, en passant par Lisbonne, Dakar et Montevideo. voir le témoignage d'un passager en 1909. Au passage de l'équateur, toute une cérémonie de baptême de la ligne était organisée, on s'envoyait de l'eau (elle l'a dit à Suzanne). Mais à peine passées quelques années, la famille est victime d'une épidémie de tiphoïde : son mari et son jeune fils en meurent. Laétitia tombe aussi malade et décide de retourner en France. A bord du bateau du retour, gravement malade, elle est sur le point d'être jetée pour morte par dessus bord, quand un jeune soldat la retiend par la robe et la sauve. Marquée à vie par la tiphoïde, diminuée et dépressive, elle ne pourra élever ses deux filles qui seront logées dans la famille. Son père meurt avant 1897. Sa mère meurt en 1900 à Royan à 69 ans. Elle donne pour héritage sa maison partagée entre Henri, Nancy (dite Cora) et Laétitia, plus une petite maison à Emile (236 rue de Rochefort), et une autre à Edouard (7 avenue du Parc). Puis sa soeur Nancy épouse Maguer meurt en 1901. En 1910, Laétitia et les enfants Maguer vendent leur partie de maison rue Rochefort (devenue vers 1900 rue de la République n°135 puis n°103, et aujourd'hui 103 cours de l'Europe) à Henri Avrillaud ainsi que la maison au lieu-dit "l'Enfer". Laétitia décède le 18 mai 1931 à Royan à 86 ans. Enterrée à la tombe des Boursier à Royan. 3 enfants nés à Royan : Louise (Marguerite) le 4 mars 1878, Suzanne 1880 et Marcel 1885.

 

Grands-parents Prade de Suzanne Massias

Jean (Pierre) Prade et Louise Feugnet

 

Jean Prade 38 ans

67 ans

Louise Feugnet 32 ans

36 ans

Né le 2 octobre 1872 à Royan, grande rue (Charente-Maritime). Fils de Pierre Prade (ferblantier, catholique) et de Joséphine Millié (protestante). 2ème de 3 frères. Protestant. Lors de la naissance de son petit frère en 1876 ils habitaient 33 rue des Bains. D'après son carnet militaire : 1,69m. sourcils châtains, yeux châtains foncés, front ordinaire, bouche moyenne, menton rond, visage ovale. Il fit son service militaire en 1893-94 à 21 ans. Dans sa jeunesse, il était pompier de garde au Casino Municipal de Royan (inauguré le 1er août 1895) où il entendait les opéras qu'il connaissait par coeur. Il les chantait à la maison et avait une belle voix, ainsi que sa femme Louise. Il repris ensuite, à la suite de son père, avec ses frères, le métier de plombier - ferblantier dans les grands hôtels en construction à Royan, quand les bains de mer sont devenus à la mode. Il s'occupait des salles de bains de luxe avec des baignoires, qui étaient rares à l'époque. Il se marie en 1898 à 26 ans à Royan à Louise Feugnet, qui était catholique. Sa fille unique Louise naît 1 an plus tard. Son frère aîné Hypolite était ferblantier comme lui, et a vécu tantôt à Royan, tantôt à Mascara (Algérie), voisin de leurs grands-parents (quartier Sehatna). Puis Hypolite s'est installé définitivement à Royan (49 rue de la Tremblade sur sa facture de 1928). Son frère cadet Georges meurt en 1906 à 30 ans. Jean est rappellé par l'armée du 27/09/1914 au 15/01/1919 contre l'Allemagne au 6ème Régiment d'Infanterie (de 42 ans à 46 ans). Pendant 3 ans et 4 mois d'armée en temps de guerre, il n'aura droit qu'à 3 permissions de 7, 20 et 7 jours. Son père meurt fin 1914. En janvier 1918 il passe 12 jours à l'hôpital de Royan pour bronchite aigüe. Sa mère meurt début 1924. Il avait un atelier au rez-de-chaussée d'une de ses 2 maisons aux numéros 6 et 12 rue du château d'eau. La cuisine étant au dessus de l'atelier, les odeurs désagréables de soudure au plomb y montaient. La chambre de mamy était sous les combles et était infesté de moustiques l'été, "un cauchemard". Jean ronflait tellement que sa femme faisait chambre à part. Il y avait une cour intérieure. Il a été rebaptisé catholique vers l'âge de 60 ans. Les soeurs Feugnet (sa femme Louise et sa belle-soeur Suzanne) étaient très pieuses. Pendant l'occupation allemande, il souffrait entre autre de n'avoir du tabac que jusqu'au 20 du mois. Ils accueillaient Suzanne à toutes les vacances scolaires, ils allaient à la plage à Royan et parfois plus loin à Saint-Georges alors zone sauvage, en cariole tirée par un vélo. En octobre 1944 sous la pression des Allemands, quelques mois avant le bombardement de Royan par les Alliés du 5 janvier 1945, ils durent évacuer la ville et partirent chez une tante à Pons (Marie Massias née Ménard). Dans la camionnette de Guy Massias, il n'emporta que l'argenterie, les draps, ses outils de plombier, la chaise en osier de Louise et le nécessaire à couture de Louise. Leurs maisons furent détruites lors du bombardement. Elles se trouvaient à l'emplacement actuel du parking en face de l'église. Le bombardement à obus incendiaires tua environ 500 civils. Devenus sinistrés, ils furent logés d'abord quelques temps dans la famille à Pons 31 rue de Verdun, dans le garage (chez Roger et Angèle Massias). Puis, suite à une dispute, ils allèrent habiter chez Mr Moreau chef cantonnier rue Thiers à Saujon. Puis en 1946 ils habitèrent dans une vieille ferme à la campagne à la Bernauderie, commune de Sablonceaux. On y puisait l'eau au puits et les cabinets étaient au fond du jardin. Il y avait une unique chambre avec 4 lits, où Suzanne et Guy et leurs jeunes enfants dormaient quand ils y venaient en vacances de 1947 à 1949. On fêta leur noces d'or en octobre 1948 à l'église de l'abbaye de Sablonceaux. Suzon a chanté. Enfin, en attendant la construction de leurs 2 nouveaux appartements à Royan, ils ont habité vers 1949 à Saujon à l'angle de la route de la gare, une maison basse à volets bleus. Finalement, ils ne verront pas leurs appartements finis de leur vivant et mamette en héritera. La fameuse chaise en osier sera occupée la plupart du temps par un chat ! Jean meurt le 13 avril 1958 à Saujon d'une attaque à 85 ans. Une fille unique : Louise

Née le 4 mars 1878 à Royan (Charente-Maritime), rue des Sables. Fille de Jean Feugnet (charpentier) et de Laétitia Avrillaud. Aînée de 3 enfants. Yeux bleus verts, cheveux frisés. Elle passe une partie de son enfance en Argentine, où son père et son petit frère meurent (vers 1889). Sur le chemin de l'école, avec sa soeur Suzanne, elles s'arrêtaient regarder la couturière qui travaillait comme beaucoup en ce temps là sur le pas de la porte. C'est ainsi qu'en séchant l'école elle apprit ce métier. Vers 12 ans, elle retourne avec sa mère malade de la tiphoïde et sa soeur Suzanne pour la France. Sa mère, diminuée, ne pouvant l'éduquer, la laisse dans la famille à Semussac où elle est heureuse. Par contre sa soeur Suzanne part dans un autre village où elle sera malheureuse. Elle appellera ce lieu "le tombeau" (d'après Suzon, amie de mamette). Elle était couturière. Elle se marie le 18 octobre 1898 à Royan à 20 ans avec Jean Prade, qui était protestant. A cette époque, pour un mariage à l'église d'un protestant avec une catholique la cérémonie se faisait à la sacristie. Ils habitèrent 6 rue du Château d'eau à Royan. Sa fille unique Louise naît 11 mois plus tard. La mère de Louise meurt en 1931. Ils durent quitter Royan quelques mois avant le bombardement du 5 janvier 1945. Puis ils habitèrent à Saujon. Mamy Suzanne l'appelait Bonne maman. Elle était très pieuse. De tempérament gaie, elle aimait rassembler des amis. Elle était amie avec Mme Cornardeau de Semussac qui vendait des fromages au petit lait au porte à porte à Royan (C'était la mère de Mr Cornardeau, créateur du camembert "Le vieux Porche). Louise décède en avril 1963 à Cognac chez sa fille Louisette (mamette) et son gendre Guy à 85 ans d'un cancer parti des machoires (elle avait un appareil de bouche) puis des intestins. Son neveu l'abbé Jean Boursier est venu lui administrer le sacrement de l'Extrême-onction. C'est elle qui l'avait demandé. Mamy Suzanne était présente. Une fille : Louise (Laétitia) (dite Louisette, puis mamette) née le 9 septembre 1899. photo de la famille Prade élargie et 2 portraits de famille

 

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Parents de Suzanne Massias

Guy Massias

Guy Massias 21 ans

25 ans

42 ans

58 ans

65 ans

 

Guy est né le 15 février 1900 à Brie-sous-Mortagne (Charente-Maritime). Aîné de 3 fils. Fils d'Armand Massias, réparateur, et de Marie Ménard. 1,71 m. Yeux marrons, cheveux châtains. --- Son plus jeune frère, Pierre, qui a été blessé lors de la guerre au Maroc dans les années 20 et où il est tombée amoureux de son infirmière plus âgée, était opérateur radio sur la ligne aérienne postale d'Air France Alger - Brazzaville. Mamy ne l'a connu que sur le tard et il lui offrait des cadeaux : une montre en or d'Alger pour sa communion, une Ste Vierge en ivoire massif d'Afrique noire. Pierre et sa compagne ont eu un enfant unique, mais qui a dû être tué à la naissance, faute de perdre la maman (tête trop grosse, c'était à Alger). Pierre a vécu la fin de sa vie à La Rochelle. --- Guy a d'abord travaillé "Au Bon Marché" à Paris de 1917 à 1919. Il fut ensuite ouvrier aux Postes et Télégraphes de 1919 à 1920. Il fit son service militaire de 1920 à 1922 à Bayonne, comme cuisinier sur un bateau (à vérifier). Il se maria en 1922 à Louisette Prade (mamette) à Royan. Ils se sont rencontrés à Brie-sous-Mortagne. Etant cousins issus de germains, Louisette (mamette) et ses parents étaient invités chez les parents de Guy à venir à la Pentecôte vers 1920 manger des asperges (plat de luxe) qu'Armand faisait pousser dans une parcelle de vignes. Ils étaient partis tous les deux faire un tour de vélo le long de l'estuaire, mamette est tombée, et Guy l'a réconforté. Ils se marièrent à Royan le 14 novembre 1922 (photo), Guy avait 22 ans. Puis, suite à un concours, il fut comptable à la Société du Gaz de Paris de 1923 à 1929, où il gagnait 10600 F par an. Ils habitaient rue Eugène Jumin dans le 19ème. Sa fille unique Suzanne naquit pendant cette période, le 1er mai 1925. Ses parents l'emmenaient promener au parc des Buttes Chaumont. Mais en 1929 Louisette ne supportant pas son travail aux PTT, Guy décida de quitter son travail sans l'accord de mamette et ils sont revenus en Charente-Maritime à Beauvais-sous-Matha. Louisette y travaillait aux PTT pendant que Guy s'occupait d'un portefeuille d'assurances. Guy perdit son père en 1936 à 64 ans. Profitant qu'un de ses collègues quitta son poste, Louisette fit rentrer Guy comme comptable aux PTT. Suzanne était alors pensionnaire à Saintes (6e et 5e 1937-39). La guerre arriva et mamette fut mutée de force à Thouars vers 1940-41. En effet, de part son fort caractère, des gens l'avaient accusé de faire de la résistance ! Guy a alors perdu sa situation et dut chercher du travail ailleurs. Il fut d'abord embauché dans les Deux-Sèvres avant de travailler en 1941 comme comptable à la Todt, une entreprise allemande qui construisait le Mur de l'Atlantique, à Quimperlé 12 rue des Ecoles, puis à Lorient. A la fin de la guerre, le 8 mai 1945, il revint de Lorient à Bressuire en vélo ! Il trouva du travail au Dolo, une usine de fabrication de conserves de viande de boeuf. Il était chef d'une équipe de cuisine. Mais, toujours à cause du fort caractère de Louisette, des personnes ont prétendu qu'elle faisait de la collaboration, et elle fut mutée de force à Cognac ! En fait, ça l'arrangeait car ça la rapprochait de ses parents. Louisette mutée en juin, elle et Suzanne cherchaient en vain un logement et durent habiter un temps chez les soeurs à la maison de retraite Ste Marthe 2 rue Pauche à Cognac qui faisait aussi institut de jeunes filles. Elles sympathisèrent alors avec une vieille dame qui était propriétaire d'une maison louée à des Italiens, 26 rue Elisée Mounier. Ceux-ci retournèrent dans leur pays et ce sont elles qui l'ont eue. Guy les y rejoignit. Ils habitèrent longtemps cette maison. En 1946, il trouva une place de comptable dans un magasin d'accessoires automobiles. Sa mère meurt en 1964 à 92 ans. Guy décéda d'un cancer de la prostate au bout d'un an, sans avoir eu le temps de profiter de la retraite, le 21 février 1965 à Cognac à 65 ans. Enterré à Royan.

 

Louise (Laétitia) Prade (dite Louisette puis mamette)

Louisette Prade 11 ans

15 ans

20 ans

23 ans

54 ans

 

Louise est née le 9 septembre 1899 à Royan (Charente-Maritime, alors Charente Inférieure). Fille unique de Jean Prade (ferblantier = plombier) et de Louise Feugnet. Yeux marrons, cheveux châtains. En 1914, elle doit abandonner ses études car sa famille manque d'argent et elle travaille comme receveuse aux PTT de Royan. Le 29 mars 1917, le navire norvégien Peter-Jebsen chargé de 4000 tones de farine à destination de Bordeaux, pris dans la tempête, s'échoua sur le banc de sable près de Cordouan. Les jours suivants, des sacs de farine furent retrouvés sur toute la côte royannaise ("Royan et la presqu'île d'Arvert", Paul Dyvorne, 1934, Delmas, Bordeaux p.69). C'est à cette époque que Louisette apprit à confectionner régulièrement le gâteau suivant, pour suppléer à la ration de pain : 4 tasses de farine, 2 tasses de lait, 1 tasse de sucre, 1 paquet de sucre vanillé, 1/2 paquet de levure Alsa. Cela lui permettait d'utiliser la farine que la population avait été autorisée à récupérer sur la plage. Sa grand-mère avait besoin de 3 rations de pain : la sienne, celle de sa fille et celle de Louisette. Louisette et sa mère remplaçaient le pain en outre, par des pommes de terre boullies, ou en "robe des champs". Le 11 novembre 1918, quand les cloches de l'armistice se mettent à sonner, elle était sur le pas de la porte à se chausser ses bottes à boutons avec un ustensile que mamy a gardé. Autre anecdote, elle se souvient en février 1922 avoir établi la communication téléphonique avec le bureau des Ponts et Chaussées pour annoncer l'accident d'une relève au phare de Cordouan : L'ingénieur des Ponts et Chaussées Menu et 3 matelots eurent leur canot renversé par la mer alors que, chargés de provisions, ils rejoignaient le phare depuis leur bateau la Quinette. Menu et un matelot furent emportés par les flots. Il est a noter que depuis longtemps déjà Cordouan était visité par les touristes l'été ("Royan et la presqu'île d'Arvert" p.68). Elle se marie le 14 novembre 1922 à Royan à 23 ans avec Guy Massias, son cousin issu de germain (par les Feugnet) (photo du mariage). Ayant suivi son mari à Paris et travaillant aux PTT, elle ne supportait pas son nouveau travail et son mari Guy décida sans la consulter de quitter son travail et de repartir vivre en Charente-Maritime. Elle lui en voudra toujours d'avoir abandonné sa situation. Elle avait une tendance dépressive et un caractère difficile. Quand sa mère Louise n'arrivait pas à lui faire entendre raison, la seule personne qu'elle craignait, c'était l'amie de sa mère et son amie aussi, Madeleine, la mère de Suzon. Un jour Madeleine, en colère contre Louisette, est allée la voir sur son lieu de travail à la poste de Royan, et pendant que mamette se cachait derrière son comptoir, elle lui a dit devant tout le monde qu'elle lui donnerait une paire de claques mais ne l'a finalement pas fait ! En 1925, à la naissance de sa fille unique Suzanne (Louise Marie), Louisette avait décidé de l'appeller Jacqueline. Mais la femme du cousin Henri de son mari Guy Massias a appellée sa fille née peu avant Jacqueline et mamette lui en a toujours voulu. Finalement elle a laissé le choix du prénom à sa propre mère Louise qui a dit qu'on l'appellerait comme sa soeur Suzanne. Au décès de son mari Guy, elle partit habiter dans l'un des appartements hérités de ses parents à Royan 12 avenue des Congrés, louant le second au numéro 10 à un opticien. Son mère meurt en 1958 à 85 ans et sa mère en 1963 à 85 ans également. Histoire de la serrure : Mamette l'a faite changé quand elle a appris que Suzanne avait un double. pour l'aider au cas où elle tomberait, ce qui avait été le cas quelques jours plus tôt ! Louise finit sa vie dans une maison de retraite, face à la mer. Elle décède le 12 octobre 1991 à Royan à 92 ans.

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Suzanne (Louise Marie) Massias (épouse Fournier)

Suzanne Massias 10 mois

vers 3 ans

vers 10 ans

21 ans

vers 60 ans

 

Suzanne est née le 1er mai 1925 à Paris 14ème arrondissement. Fille de Guy Massias, comptable, et de Louise Prade, receveuse aux PTT. Suzanne a un souvenir marquant de sa petite enfance : Vers 3-4 ans son père et sa grand-mère l'ont emmenés à la clinique Sainte Marthe pour l'ablation des amydales (systématique à l'époque) par des soeurs infirmières. A partir des 10 ans de mamy Suzanne, mamette s'est fachée avec ses beaux-parents de Brie-sous-Mortagne et mamy ne les fréquentait pas, ainsi que ses cousins Massias. Armand Massias était aussi quelqu'un de caractère. Il est mort quand mamy avait 12 ans. Elle a retiré de cette situation qu'elle ne supporte pas les conflits. Elle était alors pensionnaire à Bressuire où elle a eu son certificat d'études (mention Bien). Elle reçut pour l'occasion un vélo noir des 3 frères Laporte de Saujon. Les frères Laporte n'avaient pas payé la plomberie faite par grand-père Prade, d'où "l'échange". Puis elle fut pensionnaire au collège de Saintes (6e et 5e), pendant que ses parents habitaient Beauvais-sous-Matha, puis Bressuire au début de la guerre, vers 1940. Le collège devenant alors hôpital militaire en septembre 1939, elle continua ses études au collège Emile Zola à Royan. Son collège accueillait beaucoup de réfugiés de l'est de la France et un jour des allemands sont venus interroger les élèves à propos de certains professeurs qu'ils n'ont ensuite jamais revus. Elle passait toutes ses vacances chez ses grands-parents maternels Jean et Louise Prade à Royan où elle prenait des bains de mer. Elle devait entrer dans l'eau habillée en costume de bain et devait revenir au bout de 10 minutes et se changer aussitôt sous la tente de plage. Son grand-père Prade lui faisait monter un âne sur la plage. Peu après le bombardement du 5 janvier 1945, mamy et son amie allèrent en vélo arpenter les ruines au nez et à la barbe des soldats français. Fin juillet de la même année, sa mère mamette se blessa à vélo (multiple fracture ouverte au bras) en allant voir des gens à la campagne qui avaient une maison à louer à Pons. Elle avait une infection et failli avoir la gangrène. Elle resta tout le mois d'août à l'hôpital de Cognac. Suzanne allait lui rendre visite à pieds (vélo abîmé). Mamette se prie d'amitié avec une femme dont le fils d'envion 40 ans venait régulièrement. Les soeurs étaient dans les cliniques et hôpitaux à l'époque. Un jour la soeur qui s'occupait de mamette sort et ce monsieur demande à Suzanne comment s'appelle la soeur. Elle lui répond "soeur Sébastienne". Il lui répond du tac au tac : "Alors elle n'a pas besoin de porte-jartelles !" Suzanne étudia un an la pharmacie à Poitiers. Elle se maria à Guy Fournier le jour de la St Valentin en 1947 à Cognac. Ils ont habité 2 maisons à Sainte Radegonde près de Tours, au bord de la rive droite de la Loire : les 5 premiers enfants sont nés à la maternité de Saint-Symphorien, commune voisine plus tard rattachée à Tours. Puis ils habitèrent Verdun 1 appartement et une maison, Grézac, Talence et retour à Grézac pour la retraite. Voir la biographie de Guy. 6 enfants : Jean-François 1947, Marie-Thérèse 1949, Brigitte 1951, Dominique 1952, Odile 1956 et Louise-Marie (Malou) 1963. 11 petits-enfants. Sur ses derniers jours, Suzanne avait des problèmes cardiaques (pacemaker) et vasculaires. Après avoir préparé son départ (par exemple don des objets et meubles de sa maison à ses descendants puis vente à la brocante de Grézac) et fait ses adieux à toute sa famille, Suzanne (dernière représentante de mes grands-parents) s'éteint le 10 octobre 2015 à la maison de retraite du clergé de Voiville (où elle a vécu quelques mois en compagnie de son amie d'enfance), à Saintes, à l'âge de 90 ans. Elle est inhumée le 13 octobre à Grézac, auprès de son mari Guy.

 

Carte géographique Massias / Prade

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